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How to Think like a Roman Emperor: résumé en français

Marc Aurèle était un empereur romain et stoïcien.
Dans ce livre, Donald Robertson analyse sa philosophie, en commençant par les origines du stoïcisme, et ses principes fondamentaux, pour finir par leur application pratique.

Un stoïcien place la vertu au-dessus de tout, y compris et surtout les plaisirs extérieurs, les vices et les indulgences. Le stoïcien n’est pas la personne froide et sans coeur qu’on imagine. Il rejette ses émotions impulsives pour adopter une approche plus rationnelle.

Le stoïcien s’efforce de vivre en accord avec la nature, en acceptant sa propre nature imparfaite tout en cherchant à cultiver la sagesse et la vertu. Le stoïcien utilise son argent pour commettre des actes plus vertueux et se soustrait à l’hédonisme.

Ce livre vous montre le monde à travers les yeux d’un empereur stoïcien du IIeme siècle.

Chapitre 1: L’empereur mort

Selon les stoïciens, “apprendre à mourir… c’est désapprendre à être un esclave“.

La peur de la mort vous contraint et vous limite.
Pourtant, la mort est un processus naturel, et nous n’en avons donc rien à craindre.

Socrate disait que la mort “est comme un farceur portant un masque effrayant… le sage enlève soigneusement le masque et, en regardant derrière ce masque, ne trouve rien qui vaille la peine d’être craint“. Cette attitude est cultivée par les stoïciens par la formation, l’apprentissage et la pratique tout au long de leur vie.

Les 4 vertus cardinales du stoïcisme sont

  • la sagesse,
  • la justice,
  • la force d’âme
  • et la tempérance.

Contrairement à la croyance populaire, le stoïcisme ne préconise pas de s’insensibiliser face à la douleur, mais simplement de ne pas y succomber complètement. Marc Aurèle, empereur Romain et stoïcien, a déclaré sur son lit de mort qu’il était déjà mort plusieurs fois au cours de sa vie et qu’il approchait simplement de sa dernière mort.

Il croyait que rien n’est jamais vraiment perdu, mais que les choses reviennent seulement là d’où elle viennent: la nature.

Zénon, constructeur naval de la Grèce antique, a fusionné les enseignements des sages et des philosophes des générations précédentes, développant l’école de pensée stoïque à partir de la philosophie cynique. Le cynisme préconise de “cultiver la vertu et la force de caractère par un entraînement rigoureux“.

Les cyniques étaient en désaccord avec les universitaires, disciples de Platon, qui mettaient l’accent sur la logique et la métaphysique. Zénon voyait un compromis, réalisant que la logique et l’étude peuvent nous rendre plus vertueux, mais peuvent devenir nuisibles si elles deviennent une fin en soi. Le but du stoïcisme devrait être de vivre sagement.

Le mot “stoïcisme“ provient du “stoa“, porche/porte en grecque ancien, qui peut faire allusion à ses origines historiques (les premiers adeptes se réunissaient sous un porche) et pratiques.

Zeno a réalisé que la sagesse et la vertu ont plus de valeur que la richesse ou les biens matériels, et les a donc placées au premier plan de sa philosophie. Pourtant, les stoïciens ne croient pas que toutes les choses extérieures sont mauvaises, car il est clair que la santé est préférable à la maladie et la richesse à l’endettement.

Pourtant, les stoïciens placent simplement la vertu au premier plan et considèrent les choses extérieures comme des opportunités de vivre plus vertueusement. Les stoïciens essaient de vivre en accord avec une Nature infiniment sage et vertueuse, en faisant valoir que si les humains ont des instincts animaux, notre rationalité et notre raison nous en distinguent.

~Les objectifs du stoïcisme sont les suivants:~

  1. Vivre sagement dans le domaine social (“justice“).
  2. Maîtriser la peur (“courage“).
  3. Maîtriser les désirs et les passions (“modération“).

Dans la philosophie stoïcienne, la vertu est bonne, le vice est mauvais, et tout le reste est neutre.

Les choses neutres peuvent avoir une certaine valeur, mais cette valeur est toujours supplantée par la vertu. Une personne sage et vertueuse s’épanouira toujours en dépit des inconvénients extérieurs, tandis qu’un fou se trompera constamment en dépit des avantages extérieurs.

Le stoïcien idéal est un “cosmopolite“, ou un “citoyen de l’univers“.

Une idée courante, fausse, que l’on a des stoïciens est qu’ils sont froids et insensibles. Les anciens stoïciens ne voulaient pas cultiver des cœurs de pierre. Ils cherchaient plutôt à différencier 3 types d’émotions :

  • bonnes,
  • mauvaises,
  • ou indifférentes.

Ils ont ensuite subdivisé les bonnes émotions en trois sous-types :

  • une profonde tranquillité d’esprit qui empêche de vivre sagement ;
  • une saine aversion pour le vice ;
  • et un désir de s’aider soi-même et d’aider les autres.

Ils considéraient la peur, la colère et les envies comme de mauvais sentiments. Pourtant, ils ne cherchaient pas à les supprimer. Ils cherchaient plutôt à les ressentir pleinement, puis à les écraser par des sentiments plus sains.

Ils reconnaissaient que, parfois la douleur est bonne pour nous et nous rend plus forts, et que souvent le plaisir est mauvais pour nous et nuit à notre corps et à notre esprit.

Les stoïciens essaient donc de prendre du recul et de réagir de manière rationnelle, en ne se laissant pas aller aux caprices de leurs émotions et à l’impulsivité du moment.

Chapitre 2: L’enfant le plus honnête de Rome

Il faut se méfier de l’apparence de la sagesse (“sophisme“) qui devient plus importante que la sagesse elle-même (“philosophie“).

La différence fondamentale entre un sophiste et un stoïcien est que le premier cherche la validation et l’éloge de sa rhétorique, tandis que le second essaie de vivre réellement de manière sage et vertueuse.

Les étapes de la formation d’un stoïcien sont les suivantes :

  1. Tolérer la critique, ignorer la flatterie ou la calomnie, et ne pas mettre son nez dans les affaires des autres.
  2. Faire face aux éloges et aux condamnations avec indifférence, en restant fermement ancré dans le réel.
  3. Apprendre à voir les défauts de quelque chose (par exemple, les rides des personnes âgées) comme un témoignage de sa valeur et de sa beauté.
  4. Manger consciencieusement des aliments simples, sains et faciles à préparer, sans jamais en abuser.
  5. S’entraîner à supporter des conditions physiquement inconfortables comme la chaleur, le froid, la faim, ou autres.

L’empereur Marc Aurèle croyait que la vraie force se trouvait dans la gentillesse, et non dans l’agressivité, et il faisait donc souvent preuve de pitié envers ses ennemis.

Un vrai stoïcien est libre de toute vanité et de tout égoïsme, ce qui lui permet de prendre des décisions calmement et délibérément sans être influencé par des émotions trompeuses ou des jugements irréfléchis. Le stoïcien s’efforce de passer à l’action tout en restant détendu et indépendant des résultats.

Le stoïcien comprend parfaitement les trois étapes des réactions émotionnelles :

  1. Une impression initiale ou un instinct animal qui se produit automatiquement et ne peut être contrôlé.
  2. Il s’agit d’une impression initiale ou d’un instinct animal qui se produit automatiquement et qui ne peut être contrôlé. Il s’agit d’une accumulation de jugements de valeur (“C’est terrible !“, “Pourquoi cela m’arrive-t-il ?“).
  3. Exagérer la réaction et la laisser dégénérer en une réaction passionnée irrationnelle.

Une personne sage apprend à accepter ses premières réactions comme naturelles et inévitables, mais elle ne les répète pas.

Les deux principales vertus du langage pour un stoïcien sont la concision et l’objectivité. Le stoïcien sait que tout jugement de valeur (bon/mauvais) ou toute exagération chargée d’émotion (“C’est une catastrophe!“) ne sert qu’à se tromper soi-même. Au lieu de ça, le stoïcien décrit délibérément les faits bruts d’une situation et les dissèque ensuite de manière rationnelle.

Lorsqu’il est confronté à une situation particulièrement délicate, le stoïcien reste optimiste en considérant les outils que dame nature lui a fournis.

Ce type de recadrage est connu dans la thérapie cognitive moderne sous le nom de “distanciation cognitive“. En outre, les stoïciens reconnaissent que le fait de juger sévèrement une situation conduit souvent à vouloir ou à éviter quelque chose qui échappe à leur contrôle, créant ainsi une souffrance inutile.

Enfin, un stoïcien se rend compte qu’une seule perspective est rarement suffisante.

Chapitre 3: Contempler le sage

Un stoïcien sait que la colère n’est qu’une folie passagère aux conséquences souvent irréparables.

Une technique de gestion de la colère consiste à attendre que les sentiments viscéraux aient disparu, puis à contempler calmement les choses. C’est-à-dire à prendre un temps d’arrêt pour se calmer et observer la situation d’un point de vue factuel.

Les sages stoïciens savent que les paroles ne coûtent rien et essaient de vivre leur philosophie tout en acceptant leurs propres défauts et leur nature imparfaite.

Ils acceptent volontiers les critiques sans se laisser déranger, laissant ainsi le monde leur servir de professeur. Mais ils sont aussi assez sages pour faire preuve de discernement et ne pas tenir compte des réactions de chacun de manière égale.

Ils observent constamment leur propre comportement pour essayer de devenir plus vertueux. Ils disent des vérités simples et livrent des vérités sensibles avec tact.

L’écriture et la tenue d’un journal sont de puissants outils stoïciens.

Par exemple, le fait de noter les vertus des personnes que vous respectez peut vous aider à visualiser leurs traits de caractère et à construire une personne idéale dans votre tête.

Ils préconisent également de réfléchir à ce qu’une personne sage ferait dans votre situation.

Ils consacrent du temps au début et à la fin de la journée pour réfléchir aux points à améliorer, par exemple en se demandant en quoi les choses seraient différentes s’ils étaient un peu plus disciplinés hier.

Les stoïciens s’interogent sur leurs propres valeurs en se demandant ce qui est le plus important pour eux, ce dont ils veulent qu’on se souvienne et ce qu’ils veulent que leur pierre tombale dise.

Ils suggèrent de faire une liste des vertus que vous désirez et une liste des vertus que vous admirez, puis de comparer les deux listes.

Chapitre 4: Le choix d’Hercule

Les gens prennent souvent des habitudes autour d’activités qui les détournent de sentiments désagréables. Les stoïciens savent cependant que le plaisir n’est pas mauvais en soi, mais plutôt indifférent.

Il ne devient un vice que lorsqu’il amène à négliger des activités ou des responsabilités saines.

Les stoïciens reconnaissent que les plaisirs sont des stimulants temporaires du bonheur, alors que le bonheur authentique est un épanouissement profond qui découle de la réalisation de son potentiel intérieur et de la vie en toute intégrité avec ses valeurs fondamentales.

Hercule était une figure importante pour les cyniques et les stoïciens, car il représentait quelqu’un qui avait choisi de prendre le chemin du travail forcé, en relevant le défi de la lutte.

Hercule représentait aussi quelqu’un qui, malgré ses inévitables difficultés, restait joyeux et concentré sur l’accomplissement de son but vertueux. Un demi-dieu travailleur et joyeux est le stoïcien idéal.

Les stoïciens enseignent que le calme intérieur et le bonheur sont les conséquences naturelles d’une vie bien vécue en accord avec la vertu. Ils enseignent qu’une vie hédoniste pleine de nourriture, de boisson et de sexe agréables est moins satisfaisante que le caractère, la joie et l’épanouissement qui découlent d’une vie intègre avec des valeurs vertueuses.

Cependant, ils disent aussi que la joie n’est pas le but de la vie, mais plutôt une conséquence d’une vie bien vécue en accord avec la sagesse et la vertu.

Alors que vous consommez passivement des vices matériels extérieurs et que vous éprouvez une poussée de plaisir, la véritable joie stoïque se cache dans la réinterprétation et le contrôle actifs de ses propres actions.

Les stoïciens trouvent leur joie dans la contemplation de la vertu et dans l’accueil de leur destin à bras ouverts. Ils suggèrent de réfléchir à ce que l’on ressentirait si l’on perdait tous ses plaisirs matériels.

Le sage apprécie ce qui lui a été donné, mais sait aussi que rien ne dure éternellement.

De nombreuses personnes deviennent déprimées lorsque les activités qui leur donnaient un sens sont remplacées par des plaisirs superficiels et insatisfaisants à court terme.

Paradoxalement, l’exercice de l’autodiscipline contre le plaisir aujourd’hui procure plus de bonheur à long terme.

~Pour évaluer et modifier vos comportements négatifs :~

  1. Pensez aux conséquences de vos envies et de vos habitudes.
  2. Identifiez celles que vous souhaitez changer.
  3. Utilisez la distance cognitive pour vous en séparer mentalement.
  4. Trouvez des comportements de remplacement.
  5. Trouvez de nouvelles activités en accord avec vos valeurs fondamentales.
  6. Contemplez la vertu chez les autres.
  7. Pratiquez la gratitude pour ce que vous avez.
  8. Identifier les mauvaises habitudes à l’aide d’une analyse coûts-avantages.
  9. Visualisez en détail les effets négatifs des mauvaises habitudes.
  10. Conservez des documents écrits quotidiens pour apprendre à identifier les signes d’alerte et les éléments déclencheurs.
  11. Séparez vos pensées ou vos désirs de la réalité.
  12. Réfléchissez à la façon dont un de vos modèles agirait.
  13. Décomposez la situation en petits morceaux plus faciles à gérer.
  14. Évitez les termes chargés d’émotion tels que “Je meurs d’envie d’un verre!“
  15. Décrivez les choses littéralement, par exemple : “Je veux boire de l’alcool pour ressentir un pic de plaisir“.
  16. Considérez-vous comme un scientifique ou un expérimentateur dont la curiosité à l’égard de vos comportements est détachée.

Parfois, cependant, la meilleure façon de changer un comportement négatif est de se forcer à ne pas le faire.

Chapitre 5: Prendre le taureau par les cornes

Bien que Marc Aurèle soit devenu frêle et maladif dans ses dernières années, il a toujours fait preuve d’une incroyable endurance dans le commandement de ses armées, probablement en raison de son entraînement stoïcien et de son attitude face à la douleur et à la maladie.

Il a appris très tôt qu’il faut s’attendre à des difficultés en temps de guerre. Epicure (père de l’épicurisme) a utilisé sa douleur et sa maladie pour montrer que l’esprit peut rester intact pendant que le corps souffre.

Marc Aurèle a également adopté une phrase d’Epicure : “La douleur est soit grave et temporaire, soit supportable mais durable. Jamais les deux“.

Lorsque la plupart des gens sont confrontés à la douleur ou à la maladie, ils concentrent leur attention sur leur propre incapacité à y faire face. C’est une forme de catastrophe qui submerge l’esprit et, ironiquement, exagère la douleur. Marc Aurèle, en revanche, considérait l’inconfort comme une sensation désagréable mais naturelle.

Les stoïciens considèrent la douleur comme neutre, et même comme une occasion de se renforcer.

Considérez comment le fait de soulever des poids ou de courir peut être inconfortable sur le moment mais bénéfique à long terme. Faire face à une douleur mentale peut avoir le même effet de renforcement. Considérez toute détresse émotionnelle comme une forme d’inoculation contre le stress, ou comme une leçon de persévérance et de fermeté.

La douleur doit être acceptée comme quelque chose qui échappe à notre contrôle, comme le temps qu’il fait.

La douleur peut être transformée en avantage en l’utilisant pour devenir plus forte, ou elle peut être disséquée rationnellement pour devenir plus intelligente.

Epictète pensait que chacun a le droit de se plaindre, mais pas d’intérioriser un sentiment de victimisation.

~Les stoïciens ont mis au point certains mécanismes rationnels pour faire face à la douleur:~

  • Se détacher des sensations physiques.
  • Se rendre compte que la peur fait plus de mal que la douleur.
  • Analyser froidement les sensations physiques du corps.
  • Localiser les sensations douloureuses dans une zone spécifique.
  • Décomposer les sentiments en morceaux gérables.
  • Comprendre que la douleur est temporaire.
  • Observer de manière détachée les sensations douloureuses.
  • L’imaginer comme une forme colorée (distanciation).
  • Accepter la douleur comme une sensation naturelle parmi d’autres.
  • Utiliser la douleur pour s’exercer à la vertu.
  • Faire face à la douleur au lieu de la supprimer.
  • Réaliser que “cela aussi passera“.

Chapitre 6: La citadelle intérieure et la guerre des nations

Une partie de la formation stoïque consiste à envisager divers malheurs avant qu’ils ne se produisent. Cela vous aide à vous habituer au stress et vous entraîne à penser de manière créative sous la contrainte.

Le summum de l’accomplissement pour un stoïcien est de rester calme, posé et vertueux même dans les situations les plus difficiles. Les stoïciens acceptent que certains résultats puissent être hors de leur contrôle et s’entraînent à dire des choses comme “Le destin veut….“.

Un stoïcien se veut comme un archer qui s’attache à tirer correctement à l’arc au lieu de s’inquiéter anxieusement de toucher sa cible.

Rester détaché des résultats, et reconnaître ce qui est hors de votre contrôle, vous évitera de vous mettre en colère ou d’être déconcerté lorsque les choses ne vont inévitablement pas dans votre sens.

Un stoïcien, par essence, entraîne sa résilience en s’exposant préalablement à l’adversité (ce que l’on appelle aujourd’hui la “thérapie d’exposition“). Apprenez à être réservé et à vous porter avec un feu intense qui brûle tout sur son passage, dévorant toutes les situations comme son carburant.

Marc Aurèle pensait qu’essayer d’échapper aux facteurs de stress pouvait créer plus de problèmes à long terme. Il préconisait de cultiver la paix intérieure en composant son esprit dans une “citadelle intérieure“.

~Pour obtenir la paix:~

  • Reconnaître que tout est toujours en mouvement.
  • Voir que les seules vraies perturbations proviennent de l’intérieur.
  • Pratiquer la distanciation cognitive et reconnaître que c’est votre jugement qui vous perturbe, et non l’événement lui-même.
  • Notez sans émotion les faits de la situation.
  • Demandez continuellement : “D’accord, mais qu’est-ce qui va suivre?“.
  • Imaginez la façon dont vous regarderez cette situation dans dix ans.
  • Reconnaître que l’anxiété est la mauvaise habitude de se demander constamment “Et si ça tourne mal ?“.
  • Reportez l’anxiété à un “moment d’inquiétude“.
  • Attirez votre attention sur le moment présent.

Chapitre 7: Folie passagère

S’agissant de personnes vicieuses ou odieuses, Marc Aurèle dirait qu’il est illogique de s’attendre à ce qu’elles se comportent comme on le souhaite. Il faut les prendre telles qu’elles sont.

Les stoïciens considèrent que la colère débridée est irrationnelle, malsaine et contraire à la nature. Pourtant, les réactions automatiques telles que l’irritation ou la frustration sont tout simplement naturelles et donc indifférentes.

Elles doivent être acceptées, mais pas tolérées. Les stoïciens ne préconisent pas la passivité, mais plutôt de ne pas s’énerver outre mesure à propos de choses qui échappent à votre contrôle.

Marc Aurèle a essayé de gérer sa colère en développant une empathie et une compréhension plus profondes pour les autres.

Son calme réputé lors de situations de provocation était dû à sa formation stoïcienne. Les stoïciens croient que la colère est un type de désir, une envie de vengeance ou de violence. Prendre un temps d’arrêt pour se calmer est une pratique stoïque courante face à une rage aveugle.

En outre, les stoïciens se rendent compte qu’il existe des personnes malveillantes ou stupides, mais reconnaissent également que personne n’est parfait tout le temps.

Personne ne veut se tromper et personne n’est parfait, car même le “Sage idéal“ est une construction mentale hypothétique.

Par conséquent, reconnaître ses défauts conduit à une vision plus équilibrée et plus réaliste de la vie.

Sans reconnaître nos propres imperfections et faiblesses, nous créons un système de deux poids, deux mesures lorsque nous critiquons et jugeons les autres.

La colère nous pousse à tirer des conclusions hâtives sur les intentions d’autrui (ce qu’on appelle le “sophisme de la lecture de l’esprit“ dans la littérature psychologique moderne).

Pour un stoïcien, nous finirons tous par être de la poussière. Laisser la colère prendre le dessus est donc un moment de faiblesse idiot et irrationnel. Lorsque quelqu’un vous surprend, réfléchissez calmement aux conséquences d’agir sous l’emprise de la colère et non de la vertu.

Marc Aurèle dirait que la bonté et le pardon sont ce qui représentent la vraie force, alors que la colère est un signe de faiblesse.

Chapitre 8: La mort et la vue d’en haut

Sur son lit de mort, Marc Aurèle a utilisé sa philosophie stoïque pour le guider dans ses derniers instants.

Il a reconnu que la vie est courte et éphémère par rapport au vaste cosmos, et que tout ce qu’il avait vécu allait changer.
Il voyait la vie comme une guerre, ou un voyage dans un pays mystérieux, avec la philosophie comme guide.

Quand on fait tout avec un but, avec authenticité et sans hypocrisie, on préserve sa dignité et on vit une vie bien vécue.

La mort est à la fois une partie de la nature et un retour à la nature, et n’est donc pas à craindre.

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